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Armées de Prince ou Armée de la Nation ? Pour un Livre bleu sur la défense franco-europeenne

Par Thierry Allemand, 22 juin 2007

Ce texte, s’ouvre sur trois documents illustratifs, et se propose concourir à éclairer des choix, qui devront être fait dans les temps à venir en matière militaire et qui ont pour nom : Cohésion sociale nationale

Cohésion et Autonomie de décisions, de l’Union Européenne

Diffusion du modèle « sociétal » européen et respect des "autres"



"Armées de prince ou armée de la Nation"(Guibert)

Sarajevo Juillet 1993

Le 7 juillet 1993, quelques heures après notre arrivée à Sarajevo, le détachement perdit son premier homme, blessé d’une balle dans la gorge. Il faudra ’apprendre’ à se mettre en garde, à planifier les actions de feu sur l’adversaire tout autant que de maillage du terrain pour emporter l’assentiment des populations afin de remplir la missions d’interposition et de réduction des actes de violences ; aussi : "Je découvre que nous sommes face à des êtres humains, intelligents, expérimentés et qui n’ont pas spécialement envie de mourir". Lt Colonel Goya, (Texte CDEF)

Groupement interarmes engagé à Mogadiscio le 17 juin 1993,

"Le gouvernement français n’était pas très chaud à l’époque pour que nous intervenions directement. Aussi avait-il accepté seulement que nous soyons en couverture pour éviter que des renforts ennemis arrivent par l’Ouest. Cette mission ne me posait pas de problème. Le bataillon Marocain était en colonne le long de la ligne Dog. Ils n’ont pas voulu pénétrer dans les maisons. Très vite, la foule est venue s’agglutiner à eux avec des renforts de miliciens que l’on voyait venir du Nord et traverser l’axe face à nous. Le colonel marocain et son adjoint ont essayé de parlementer avec la foule. Ils ont été de cette façon clairement identifiés et lorsque brusquement la foule s’est retirée, des tirs ont claqué et ils ont été immédiatement abattus. Venant de Djïbouti, on connaissait bien la culture somalienne. Nous savions que le fait de mêler les femmes et les enfants aux combats leur paraissait naturel car quand un clan se bat, c’est le clan en entier qui va au combat. Ils savaient bien sûr que cela nous choquait et en profitaient. Quoiqu’il en soit nous nous comporterions en soldats occidentaux et ne tirerions pas sur les femmes et les enfants. C’était une question d’éthique mais je savais aussi que derrière cette journée, l’opération continuerait et que le clan Aïded ne nous aurait jamais pardonné d’avoir massacré ses femmes et ses enfants. Cependant il me fallait résoudre un problème immédiat.Tout de suite après cet accrochage, j’ai reçu un appel du colonel B. au PC de l’ONUSOM : « Ecoute, ici, c’est la panique ! Il va falloir que tu y ailles. Comment est-ce que tu comptes faire ? » Pendant toute cette journée, le colonel de Saqui de Sannes analyse la situation suivant le principe dit de « rationalité limitée » Il se contente de chercher des solutions pertinentes face aux problèmes successifs qui se sont posés. Pour cela et dès le début de l’action, il a un certain nombre de critères en tête : Limiter au maximum les pertes amies [1] limiter au maximum les pertes dans la population civile [2] maintenir la cohésion psychologique du groupement [3] maintenir sa liberté d’action [4] Analyse du processus de décision tactique du Colonel, de Saqui de Sannes. (Texte CDEF)

Sarajevo 27 mai 1995 08H 45

(Je suis le lieutenant Héluin, à la tête de la première section des Forbans du 3e RIMa . Nous nous infiltrons à travers les ruelles étroites qui bordent le cimetière juif en direction du pont de Verbanja. J’ai reçu ma mission, il y a un peu plus d’une heure. Elle est très simple : reprendre le poste français, pris dans la nuit par les Tchetniks. Dans notre marche nous abordons par hasard un poste de combat bosniaque. Après une courte explication les Bosniaques acceptent de nous faire traverser leur ligne et de guider mon élément d’appui vers sa position. Nous arrivons près de l’objectif. Je reconnais le grand rectangle fait d’une juxtaposition de containers noyés dans des centaines de sacs à terre. Il y a même une vieille carcasse de char intégrée dans la structure. Le poste est long d’une cinquantaine de mètres et parallèle à la rivière Miljaca. Je dois agir par surprise si je veux neutraliser le détachement serbe sans que les prisonniers français qui sont peut-être encore là souffrent trop. Mon idée est donc d’attaquer simultanément les trois sous-ensembles qui composent le poste, deux points d’appui aux extrémités et une zone vie au centre... Le combat est terminé. Deux marsouins de la compagnie ont été tués. Outre Humblot, le caporal Amaru a été abattu sur le poste du cimetière juif par un tireur d’élite alors qu’il mitraillait les bâtiments depuis sa tourelle de VAB, non protégée. Nous sommes sept a devoir être évacués. Six autres ont été légèrement blessés. Nous avons tué quatre Serbes dans le poste et fait quatre prisonniers ... Nous avons ainsi utilisé plus de 4000 cartouches, c’est-à-dire notre dotation pour une journée de combat, en quelques dizaines de minutes sur une surface d’un hectare (Texte CDEF)"


1 - "Une armée ça sert d’abord à mener des combats"

Soyons pour une fois iconoclaste dans une réflexion de "stratégistes" et observons les termes du "règlement comptant" (Clausewitz) qu’impose l’engagements des forces dans trois témoignages cuités en encadrés.

On aurait pu aussi bien relater les engagements, de Bangui, d’Abidjan du 6 au 7 novembre 2004, que ceux d’Afghanistan et du Darfour actuellement avec les forces du COS En matière d’engagement il ne faut pas oublier deux expériences ’sensibles’ :

-  1. Falloudja, de juillet à novembre 2004 pour les Américains, qui face à « 3000 fantômes furieux » engageront 5 brigades entraînées (63% du corps de bataille français) pour reprendre une ville de 5x5 km, grande comme Montpellier, avec un degré de violence de type de Hué en 1968 ou de Berlin en 1945 .

-  2. le Liban sud, été 2006, où l’armée israélienne piétine et est défaite ’à terre’ quand son adversaire change de paradigme ; il s’enterre, met en oeuvre un combat décentralisé avec des armes sophistiquées ’juste’ ce qu’il faut ... Alors la machine se grippe autant par trop de sophistication de l’’aviation/électronique’ que par pas assez de savoir faire au sol ; l’art du ’check-point’ en Cisjordanie ayant remplacé la manoeuvre, la gestion des feux ainsi que l’art du commandement.

En nous appuyant sur une métaphore de la Production, nous pourrions dire qu’elle impose de réfléchir à une articulation entre Capital&Travail, on peut suggérer que les emplois actuels démontrent que ce n’est pas la composante ’capital’ qui est en première ligne du combat, mais le ’travail’, et que ce travail nécessite un minimum de réflexions et d’organisation.

Des lors il faut en tirer les conséquences et penser l’organisation en fonction du concret et non de représentations ’théoriques’ ni d’investissements financiers ‘obligatoires’.

2 - "L’Armée de Prince"

-  2.1 Le constat de 10 années de pratiques

Les responsables politiques actuels ont fait le choix d’une armée de ce type en suspendant la conscription, autant par économie (Les bénéfices de la fin de la Guerre Froide) que par politique (Ne plus imposer un modèle ancien de cohésion sociale) De cette ’refondation’ devait naître un outil ’restreint’ à la mesure des défis d’un monde dangereux ; La ligne directrice politique française était : "Etre en mesure de tout faire, ou sinon être à la hauteur des anglais".

Le bilan que l’on peut tirer actuellement a les grandes lignes suivantes :

L’outil est confronté aux problèmes suivants :
-  Au fractionnement qui aboutit à engager toujours les mêmes hommes et unités ce qui pèse sur la fidélisation des personnels soit par dévalorisation des uns et suractivité des autres,
-  A la "vitesse de reconfiguration" entre vie en métropole et vie sur les théâtres d’opérations, qui exige de grandes qualité d’adaptation et de savoirs faire à tous les niveaux de l’institution
-  Au surmenage "empathique" qui fait que les personnels passent d’une situation à une autre sans délais, ce qui a un impact négatif sur la qualité du relationnel entre unités et états-majors et entre personnels « projetés » et population des théâtres.
-  A un "doute" sur ces capacités faces aux savoir-faire des "Brits" depuis quelques temps.

Des lors l’outil s’use beaucoup plus vite que ce que l’on supposait, autant parce que les axiomes de la fondation qui voulaient : Que l’on aurait affaires à des conflits courts/violent ou Long/non violent s’inversent souvent, ce qui bouleverse les conditions d’utilisation et le moral des troupes. Que le modèle d’armée refondue, qui ne diffère pas vraiment de celle de la ’guerre froide’, se révèle de moins en moins efficient alors que son coût ne cesse d’augmenter ; avec des matériels trois fois plus cher, sommes nous trois voire quatre fois plus efficace ? ... Non !

-  2.2 Les "Buts" de Guerre. (Document du CDEF) c’est le texte qui suit ou pas ?

Il ne revient pas aux cadres militaires des les définir mais 10 années d’interposition ne peuvent qu’avoir fait évoluer le pensée de : « La trouée de Fulda » !allusion à quoi ?

Ceci est parfaitement lisible dans ce que le ‘professionnels’ actuels - Principalement les cadres de l’armée de terre qui est la principale pourvoyeuse d’effectifs - énoncent en ce qui concerne leur « rapport à la population » : Conduire l’engagement pour gagner la paix impose les éléments structurant suivants : 1. Un combat terrestre interarmées et multinational,Ou l’individu conserve un rôle essentiel, passant de l’action dans l’urgence à une action dans la durée, 2 La violence (combat asymétrique) impose de s’en protéger sans se replier et de tenter de la maîtriser, 3. ‘L’asymétrisme’ induit alors autant de comprendre que de savoir, 3. La stabilisation de l’environnement détermine que les forces terrestres agissent en harmonie avec des acteurs multiples afin de contribuer au retour d’un système social et politique stable.

On ne manquera pas de noter que c’est la reconstruction, du tissu social et de l’état qui est l’objectif essentiel de l’action.

-  2.3 Constats et ‘Buts’ sont-ils en cohérence ?

Le modèle doit nous permettre de maîtriser le ’Full Spectrum’ des situations qui s’imposent à nous, de l’action violente plus ou moins courte à la présence longue et ’pacificatrice’.

Que mettre dans ce ’Full Spectrum’ : Le(s) but(s) de guerre et les moyens d’y parvenir.

-  Les buts doivent être ’sans délire’ et induire la possibilité d’une ’paix éclair’
-  Les moyens doivent être ’calibrés’ en fonction de l’adversaire sachant que le temps du "0 mort" est clos et que tout choix doit être réversible, en terme politique et technologique. C’est alors que les constats viennent impacter le raisonnement, puisque nous sommes en limite de rupture de notre outil, de ses systèmes de fonctionnements et de possibilités ‘politiques’ ! • Rupture en matière d’effectifs mobilisables, • Ruptures de ses systèmes de fonctionnement par une ‘inadéquation des ses moyens techniques militaires face aux types de combats et d’actions (pas d’intérêt du Rafale et du Charles de Gaulle dans la ‘Pacification’ en Afghanistan) • Ruptures ‘politiques’ car les moyens induisent des comportements d’actions en décalage avec les objectifs à atteindre.

Nous sommes confrontés à un "saut qualitatif inverse" . « Le capital » : Trop technologisé pour faire face, ces technologies sont aussi trop sectorielles. « Bin Jubeil » a montré la vacuité de matériels quand il s’agit d’aller voir les yeux de son adversaire ? (S’il faut aller les voir, ce qui est une question essentielle !) « Le travail » : Les effectifs ne sont pas à la mesure ni dans leur quantité, ni dans leur structuration. Tout doit être repenser alors que le budget des armées est au mieux une ’variable’ d’ajustement du budget de l’état, au pire un soutien à des pôles industriels.

Les écueils à éviter nous les connaissons, ce furent ceux qui nous guettèrent avec nos conflits coloniaux entre 1947 et 1962 : "Basification" du "travail" et risque d’abandon du "capital" mais aussi non fixation de ’buts’ de guerre clairs et atteignables ce qui provoqua la pérennisation des conflits et le ‘malaise’’ de l’outil militaire. La situation n’est pas s’en rappeler la ’crise’ que connu l’Otan dans les années 1970 et qui déboucha sur la formalisation des concepts "d’Air Land Battle" qui appliqués en Irak en 1991 montrèrent toutes leurs pertinences.

Pour ce faire la démarche est connue : Poser le but politique en déduire les objectifs politico-militaires les transcrire en actions des forces et en matériels/équipements nécessaires et pas l’inverse, cf les critiques acerbes du Général Poirier contre la dictature des "Voies et Moyens".

Nous en avons un exemple ‘inversé’ dans la recherche de maîtrise par les forces de résistances arabes du Moyen Orient qui face à la stratégies des colonnes blindées (à la Shéridan), décentralisent le commandement, s’enterrent, créent des môles et raffinent les technologies et usages des missiles et des télécommunications.

3 - "l’Armée de la Nation".

D’abord il importe de sortir d’un piège qui voudrait que l’on ai à choisir entre le "bleu et le rouge" ...

-  3.1 - Une Armée à deux vitesses

Depuis la troisième république la France vivait avec une armée à deux vitesses : un corps de professionnels et le vivier de la conscription. Aux abords des années 1900 un débat des plus vifs fut celui de la constitution de l’armée coloniale, que la pacification avortée de Madagascar par l’armée de conscriptions rendait nécessaire. Il est vrai que cette armée ’professionnelle’ fut un lieu d’expérimentations, ’politiques’, tactiques et d’équipements, qui en faisaient la pertinence (des pacifications coloniales à La Marne 1914 et la reprise de Douaumont en 1916 ) mais qui fut aussi une menace pesant sur le Bon Peuple (Toulouse 1944). Puis est venu le temps des unités ’professionnelles’ de la force nucléaire couverte par la conscription, enfin la FAR des années 1985/1990, outil de l’Air Land Battle, relança la professionnalisation de l’armée dans son entier. La défense de l’Etat-nation impose donc jusqu’alors deux modalités de sa structure militaire, une capitalisation de l’usage de la force (Professionnels) et le ‘bouclier’ de sa jeunesse qui par l’apprentissage de la défense du ‘limes’ préserve la sécurité de la nation.

-  3.2 Un nouveau paradigme de "Buts de Guerre"

On a vu que penser la guerre actuelle pour un pays européen, c’est penser la ’Paix’ qu’il lui faut établir ou rétablir, en commun avec les autres nations de l’Europe, indépendamment de quelques action de vives forces, occasionnelles. Cette ’paix éclair’ que les militaires appellent de leur vœux, les principes en sont simples, déjà les Lyautey et Gallieni les énonçaient :

-  Définir des objectifs et un relationnel à la population atteignables,
-  Suite à un combat il existe un temps de latence ou tout est possible , les deux adversaires étant sur le fil des décisions,
-  Si les moyens d’agir vite existent, les objectifs induits par un but de paix ’raisonnable’ sont à portée, sachant que la force doit être exclue, mais non absente.

Ces moyens quels sont t-ils ? Là encore du "capital" et du "travail" . Le capital se sont les possibilités financiers des pays et des institution internationales. Le travail se sont les forces armées qui le plus fréquemment les fournissent.

S’il est vrai que les buts de guerre ne sont plus d’organiser une action de prédation - Sur des Terres, des Populations, des Usines, des Technologies et du Pouvoir Politique - mais d’aider un peuple à se retrouver et vivre dans la sécurité, alors la structuration de la ‘forces’ doit obligatoirement se modifier. L’Europe n’a pas d’ennemi ‘annoncé’ puisqu’elle ne vise ni rapine ni annexion et ne fait aucune pression armées pour qu’on la rejoigne, Elle se trouve donc dans la position de redevenir cette conscience du monde qui va permette le ‘saut qualitatif inverse’ de ce qui fut la création de l’état nation dont elle est le creuset.

-  3.3 Un type de forces armées pour un autre modèle de guerre :

Penser la guerre ce n’est pas ‘repeindre’ aux couleurs du temps les ‘buts’ (prédateurs) que l’on poursuit, ainsi que le rapporte Le Monde du 4 avril 2007 couvrant un colloque tenu Chapel Hill (Caroline du Nord). Les militaires et stratèges américains cherchaient à définir ce que la ‘Sécurité soutenable’ pouvait impliquer dans les formes d’actions des forces armées. Que la sécheresse et l’eau ; L’urbanisation, les migrations et les épidémies, et les sources d’énergie soient les ‘mobiles’ des conflits actuels et de demain c’est évident, la nouveauté se situe dans la façon d’y répondre. Veut-on refaire comme au XIX siècle, que l’occident maître des ‘feux’ impose ses règles ou vende de la sécurité par ses savoirs-faire de guerre, puis aboutisse à un massacre en interne, dans deux guerres mondiales. Ou au contraire, partir du fait que la technologie guerrière n’est plus consubstantielle à celle demandée pour le développement de la société civile, le développement d’un pays ne provenant pas du retour des ’sacrifices’ consentis pour la guerre et la défense ?

L’autre modèle d’armée une ‘armée européenne, transnationale’

Constituer une ‘armée européenne, transnationale’ c’est : • Repenser l’implication de sa jeunesse dans la défense et la projection de ses idéaux et repenser le justes niveaux de technologies pour assurer la défense de l’espace et des populations européennes et la protection de ses interventions humanitaires :

Assurer les "interventions" auprès d’autres peuples c’est : Trouver et faire circuler l’eau, Maîtriser les bons savoirs et outils de gestion d’une ville ; maîtriser les sources de production de richesses, l’Infrastructure, agricole et industrielle ; endiguer et éradiquer les épidémies, développer les niveaux sanitaires, Développer les énergies en relations avec les terroirs/territoires et besoins .

Pour redéfinir cette force "armée", il importe de répondre, entre autres, aux questions suivantes :

-  Les Technologies : quelles sont les nécessaires et les superflus ; les spectaculaires et les utiles
-  Les "Intérêts de l’Europe’ : que sont les siens propres et ceux valables pour l’humanité,
-  Les Menaces pesant sur l’Europe : quelles sont les "internes" et les « externes », ses intérêts vitaux : ceux de chaque pays de l’Union et les siens propres, Les modalités de conscriptions,
-  Les Systèmes d’Organisation, de Commandement et de Contrôle,
-  Les Modalités d’actions "offensives" et les moyens de Reconstruction,
-  Les Systèmes d’organisation des personnes ‘militarisées’ (Professionnels et Jeunesse

L’objectif sera de créer une véritable forme de dissuasion populaire européenne - On constate que l’armée de conscription allemande est restée ‘assez’ avancée dans ces directions qui faisait l’objet d’une réflexion dans les années 80.

Donner à la jeunesse européenne une consistance de l’Europe mais aussi du monde . En somme, retrouver des espaces de liberté dans nos mouvements tout autant qu’un vrai contre-programme à opposer au modèle des technologies - impériales des Etats Unis.

On voit bien que se poser ces questions, c’est repenser la ’guerre’ .


 


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