CIRPES - Centre Interdisciplinaire de Recherches sur la Paix et d'Etudes Stratégiques
---------------------------
<naviguer>
---------------------------

Le débat stratégique

L’équipe

Les Cahiers d’études stratégiques

Le débat stratégique N° 88-Décembre 2006

Débat strategique n°117

Le débat stratégique N° 102 - Mars 2009

Le débat stratégique N° 90 - Avril 2007

Le débat stratégique n° 100 -Novembre 2008

Le débat stratégique N° 101 - Janvier 2009

Le débat stratégique N° 103 - Mai 2009

Le débat stratégique N° 104 - Juillet 2009

Le débat stratégique N° 105 - Septembre 2009

Le débat stratégique N° 106 - Novembre 2009

Le débat stratégique N° 107 - Janvier 2010

Le débat stratégique N° 108 - Mars 2010

Le débat stratégique N° 109 - Mai 2010

Le débat stratégique N° 110 - Juillet 2010

Le débat stratégique n° 111-112 sept-nov 2010

Le débat stratégique n° 79 - Mars 2005

Le débat stratégique n° 80 - Eté 2005

Le débat stratégique n° 81 - Septembre 2005

Le Débat stratégique n° 82 - Novembre 2005

Le débat stratégique n° 83-Janvier 2006

Le débat stratégique n° 84-Mars 2006

Le débat stratégique N° 85 Mai 2006

Le débat stratégique N° 86-Juillet 2006

Le débat stratégique n° 87 Septembre 2006

Le débat stratégique N° 89-Janvier 2007

Le débat stratégique n° 91 Mai 2007

Le débat stratégique n° 92 Juillet 2007

Le Débat stratégique N° 94 Novembre 2007

Le débat stratégique n°113

LE DEBAT STRATEGIQUE n°114 - 2012

Le Débat stratégique N°93 Septembre 2007

Le débat stratégique N°95-Janvier 2008

Le débat stratégique N°96- Mars 2008

Le débat stratégique N°97 Juin 2008

Le débat stratégique N°98 Juillet 2008

Le débat stratégique N°99 Septembre 2008

---------------------------
<dans la même rubrique>
---------------------------

Une énigme stratégique : le Rapport Baker

La défense européenne entre l’urgence de ne rien faire et une dilution tous azimuts

Crise des mécanismes de non-proliferation nucleaire : perspectives et enjeux

Les non alignés d’hier à aujourd’hui

Vous avez dit « Stratégie » ?

L’autonomisation des producteurs d’armement : mythe ou réalité ?

Note de lecture


Bienvenue > Le débat stratégique > Le débat stratégique N° 88-Décembre 2006 > Trois guerres punitives châtiant des électorats communautarisés

Trois guerres punitives châtiant des électorats communautarisés

18 décembre 2006

Les Etats Unis et Israël s’obstinent à penser qu’on peut démocratiser de force un peuple après avoir détruit l’Etat et donc après avoir engendré par la violence la renaissance des identités communautaires.

Cette absurdité se comprend des Etats Unis qui sont codés par leur succès démocratisant en Allemagne et au Japon. Mais Israël devrait comprendre qu’en maintenant sa propre légitimité autour d’une définition sioniste, c’est à dire unicommunautaire, de l’Etat, il ne peut qu’encourager les Palestiniens naguère laïcs et pluricommunautaires, à en faire autant.

La guerre israélo-libanaise, la guerre israélo-palestinienne, la guerre d’Iraq, sont toutes les trois arrivées cette année à un degré de violence asymétrique et de chaos politique sans issue. Il faut relever que ce sont, toutes les trois, des guerres qui punissent les « mauvais électeurs », qui élisent des partis qui sont inacceptables au néolibéralisme guerrier car presque toujours à la fois nationalistes terroristes et religieux.

L’armée américaine ou l’armée israélienne se croient alors légitimement en charge, au nom de la vraie démocratie, de châtier collectivement ces électorats - non pas les combattants, mais les peuples. Si on se demande pourquoi la démocratie formelle, garantie par des observateurs agréés, aboutit à mener au pouvoir ces concentrés de révolte identitaire désespérée, on voit bien que c’est le résultat de la politique d’intervention dominatrice des armées, Israélienne ou Américaines dans l’espace arabe. En Palestine comme au Liban le vote en faveur des partis de la résistance la plus active est la seule forme de résistance populaire qui leur soit reconnue par la communauté internationale. Reconnu comme légitime, le vote est cependant châtié comme terroriste. C’est une absurdité mais elle est inhérente au colonialisme d’antan. Le recréer devient de plus en plus impossible. Le projet de grand congrès diplomatique sur le Moyen Orient devra en tenir compte.

DS


 


Imprimer cet article

Cet article au format PDF

  [Haut de page]